Santé mentale au travail : baromètre QVCT 2025
25% des salariés en santé mentale dégradée, 53% désengagés. Le baromètre Qualisocial/Ipsos 2025 et ce que ça change pour votre politique QVCT.
Sommaire
L’essentiel
- 25% des salariés déclarent une santé mentale dégradée (Qualisocial/Ipsos 2025)
- 53% se disent désengagés, seulement 55% heureux au travail
- Étude sur 3 000 salariés (Ipsos, décembre 2024)
- Les entreprises avec démarche QVCT structurée : +45% d’engagement
Un salarié sur quatre déclare que sa santé mentale s’est dégradée. Plus de la moitié se disent désengagés. Et seulement 55% se déclarent heureux au travail. Ces chiffres viennent du baromètre Qualisocial/Ipsos publié fin 2024 — et ils méritent qu’on s’y arrête.
Parce que derrière ces pourcentages, il y a des gens qui viennent bosser la boule au ventre. Des managers qui voient leurs équipes décrocher sans savoir quoi faire. Et des DRH qui cherchent des solutions concrètes — pas des slides PowerPoint.
Que révèle le baromètre Qualisocial/Ipsos 2025 ?
L’étude a été menée par Ipsos pour Qualisocial du 3 au 9 décembre 2024, auprès de 3 000 salariés du privé et du public. Échantillon représentatif, méthode CAWI. Bref, c’est solide.
Et ce qu’elle dit fait mal :
- 25% des salariés déclarent une santé mentale dégradée
- 53% se disent désengagés
- Seulement 55% se déclarent heureux au travail
On va le dire autrement : si vous avez une équipe de 20 personnes, 5 sont en souffrance et 10 ne sont plus vraiment là mentalement. Ça se ressent dans la productivité, dans l’ambiance, dans le turnover. On le voit chez nos clients avant qu’ils mettent en place un programme — et on voit la différence après.
Comment la QVCT augmente-t-elle l’engagement de 45% ?
C’est le résultat le plus marquant de l’étude. Les entreprises qui ont mis en place une vraie démarche de QVCT — pas juste un babyfoot et une corbeille de fruits — constatent une hausse de 45% de l’engagement de leurs collaborateurs.
45%. C’est pas un ajustement marginal. C’est un changement de dynamique.
Et quand on creuse ce qui fonctionne, les salariés sont plutôt clairs :
L’activité physique arrive en tête. Sport, yoga, étirements — bouger son corps pour libérer sa tête. Ensuite viennent les temps de déconnexion, le management bienveillant et l’équilibre vie pro/vie perso.
Pas de surprise pour nous. On accompagne des entreprises depuis des années sur ces sujets, et le constat est toujours le même : quand les gens bougent ensemble, quelque chose change dans l’équipe.
Pourquoi le sport agit-il sur la santé mentale au travail ?
On ne va pas vous faire un cours de neurosciences. Mais en deux mots, voici ce qui se passe quand vos salariés font du sport régulièrement :
Le stress descend. L’activité physique réduit le cortisol — l’hormone du stress. Pas besoin d’une heure de course à pied. Trente minutes de HIIT ou de boxe suffisent pour que le corps lâche la pression.
L’isolement recule. Une session collective de yoga ou de pilates, ça crée des liens. Des vrais. Pas les liens artificiels d’un team building annuel — des moments partagés chaque semaine, dans l’effort et la bonne humeur.
La fatigue mentale s’allège. Les endorphines libérées pendant l’effort, c’est le meilleur antidépresseur naturel qu’on connaisse. Après une séance, les gens repartent avec la tête plus claire.
Le signal envoyé est fort. Proposer du sport et du bien-être au travail, c’est dire à vos équipes : “on ne vous considère pas juste comme des ressources productives”. Et ça, dans un contexte de guerre des talents, ça fait la différence pour la marque employeur.
Comment passer du constat à l’action en santé mentale ?
OK, les chiffres sont là. Maintenant, comment on fait concrètement ? Voici ce qu’on recommande — et ce qu’on met en place chez nos clients.
D’abord, diagnostiquer
Avant de lancer quoi que ce soit, il faut savoir où vous en êtes. Pas au doigt mouillé — avec des données.
- Quel est le niveau de stress perçu dans vos équipes ?
- Qu’est-ce que vos collaborateurs attendent vraiment ?
- Quelles sont vos contraintes (horaires, espaces, budget) ?
Notre module Analytics RH permet justement de mesurer ça : Pulse Surveys, score eNPS, indicateurs de bien-être. Des données concrètes pour prendre des décisions éclairées — on en parle en détail dans notre article sur comment mesurer l’engagement.
Ensuite, proposer des solutions qui correspondent
Pas la peine de mettre un cours de CrossFit si 80% de vos salariés sont sédentaires. L’idée, c’est de partir de leurs besoins :
- Besoin de décompresser : massage assis, méditation guidée
- Besoin de bouger : HIIT, running, renforcement musculaire
- Besoin de souplesse : yoga, pilates
- Besoin d’accessibilité : plateforme digitale avec vidéos disponibles 24/7
Chez Power Partners, on combine les deux — cours sur site avec nos coachs + plateforme digitale pour ceux qui préfèrent pratiquer chez eux ou en télétravail.
Enfin, mesurer et ajuster
Un programme QVCT qui ne mesure rien, c’est un programme qui va mourir. Suivez trois indicateurs simples :
- Le taux de participation (il doit monter dans les 3 premiers mois)
- La satisfaction des collaborateurs (enquête trimestrielle)
- L’évolution de l’absentéisme (le vrai juge de paix)
Combien coûte l’inaction en santé mentale au travail ?
On préfère parler en chiffres plutôt qu’en grandes phrases :
- 23,3 jours d’absence par salarié par an en France (Ayming 2024)
- 15 000€ à 30 000€ le coût d’un départ (recrutement + formation + perte de productivité)
- 47% des coûts du mal-être sont liés au présentéisme — le salarié est là, mais il ne produit rien (Deloitte 2024)
À l’inverse, investir dans la QVCT génère un ROI de 4 à 6 pour 1. On a fait le calcul détaillé pour une PME de 100 salariés — allez voir, les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Que faut-il retenir de ce baromètre santé mentale ?
La santé mentale au travail n’est plus un sujet “RH”. C’est un sujet business. Les entreprises qui l’ont compris investissent dans des programmes concrets — et elles récoltent +45% d’engagement, moins d’absentéisme, moins de turnover.
Le sport en entreprise n’est pas la seule réponse. Mais c’est celle qui a le plus d’impact mesurable, celle qui crée du lien dans les équipes, et celle qui envoie le signal le plus fort à vos collaborateurs.
On en discute quand vous voulez. Demandez votre diagnostic santé mentale et QVCT pour construire un programme qui tient la route.
À retenir
Les 3 points clés :
- 1 salarié sur 4 a une santé mentale dégradée — et 53% se disent désengagés. Ce n’est plus un sujet RH secondaire, c’est un enjeu business de premier plan
- L’activité physique est le levier n°1 cité par les salariés — le sport réduit le cortisol, crée du lien social et envoie un signal de considération. Les entreprises avec démarche QVCT structurée gagnent +45% d’engagement
- Diagnostiquez avant d’agir — mesurez le stress et les attentes avec des Pulse Surveys et l’eNPS, puis proposez des activités adaptées aux besoins réels de vos équipes
Sources :
Vous souhaitez mettre cela en place ?
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Joanna
Rédactrice spécialisée QVT
Rédactrice spécialisée en qualité de vie au travail, Joanna décrypte les études et données chiffrées pour rendre les sujets QVT accessibles aux décideurs.